Participations

Fondatrice et curator

Zérane S. Girardeau

Zérane S. Girardeau

Zérane est productrice et commissaire d’exposition au sein de l’association « Zérane Confluence Artistique » qu’elle a fondée en 2007. Les atteintes à la justice et à la dignité sont ses principaux sujets de travail qui l’amènent à s’emparer de mémoires occultées et de paroles sans place – elle enchaine les sujets, d’une page oubliée de l’histoire coloniale française, à la très grande exclusion, la banlieue, les résistances à l’heure des grandes crises planétaires… La guerre en Syrie la projette dans une recherche personnelle sur la question de la figuration des violences de masse. Elle écrit le projet Déflagrations qui sera le début d’une recherche dédiée aux expressions graphiques des enfants dans les guerres et crimes de masse. La première exposition voit le jour à Strasbourg fin 2017, avec son édition associée chez Anamosa, puis à Paris en 2018.  A l’image de chacune de ses créations précédentes, Zérane y provoque les rencontres : enfants, artistes, écrivains, correspondants de guerre, acteurs d’ONG, chercheurs… ils sont ici autant de témoins, de quêtes, de gestes qui partagent et enrichissent le sujet. Elle travaille aujourd’hui au développement du projet Déflagrations.

Arts

Enki Bilal

Enki Bilal

[Artiste parrain de Déflagrations] Dessinateur, peintre, plasticien, cinéaste, Enki Bilal est l’auteur d’une œuvre majeure et multiforme. Enfant de l’après Seconde Guerre mondiale, il grandit à Belgrade en République fédérale socialiste de Yougoslavie jusqu’à son exil en France à 9 ans. Toute son œuvre d’artiste dessinateur et cinéaste nous projette dans des mondes où s’entremêlent réalisme et futurisme, géopolitique et anticipation. Ses villes en guerre sont autant d’évocations de la Yougoslavie décomposée et de la ville de Sarajevo qu’un condensé de toutes les villes en guerre. Il s’empare de l’obscurantisme religieux dans le Sommeil du monstre de façon presque visionnaire. Dans Animal’Z, la révolte de la terre dans des « coups de sang » destinés à recomposer et réinitialiser le genre humain nous livre une fable environnementale où quelques survivants tentent d’atteindre un monde nouveau. C’est la soudaine disparition du monde numérique qui déclenche un chaos vertigineux dans sa dernière série Bug. Ses univers sont toujours dangereusement bouleversés, l’homme semble avoir si peu appris, de l’histoire, de la transmission, de l’atteinte qu’il a portée à la terre, à la vie.
[Création d’une œuvre avec texte en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Vladimir Velickovic (1935 – 2019)

Vladimir Velickovic (1935 – 2019)

Vladimir Velickovic est né à Belgrade où il a été témoin enfant des atrocités perpétrées par les nazis. Diplômé de l’Ecole d’architecture de Belgrade en 1960, il s’installe à Paris en 1966. Artiste reconnu internationalement, il a réalisé de nombreuses expositions personnelles à travers l’Europe et reçu des prix prestigieux pour le dessin, la peinture et la gravure. Il a enseigné dix huit ans à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Dans son univers pictural, ses représentations martyrisées du monde et des corps semblent universelles. Espaces abandonnés, fumants, comme des champs de bataille dévastés et désertés. Parfois des rats, chiens ou corbeaux comme des observateurs ou des picoreurs de chairs. Et toujours des corps suppliciés, crucifiés, gisants. Pas d’échappatoire à la cruauté affligée à l’humain par l’humain, à la part de barbarie de la condition humaine. « L’histoire quotidienne me donne tellement d’éléments que je ne peux cesser d’évoquer ces atrocités. (…) En tant que personne morale, à l’écoute du monde dans lequel je vis, je n’ai pas le droit de tourner la tête et de regarder ailleurs ».
[Création d’une oeuvre en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Sonia Wieder Atherton

Sonia Wieder Atherton

Sonia Wieder-Atherton grandit à New York puis à Paris. Après le Conservatoire national supérieur de musique à Paris, elle part à 19 ans à Moscou étudier avec Natalia Chakhovskaia. De retour en France elle est lauréate du concours Rostropovitch. « La musique, si elle est forte, c’est qu’elle parle au monde. Dans l’ex-URSS, la musique devenait le langage de ce que l’on ne pouvait pas dire. La musique est comme la lave qui descend d’un volcan. » Dédicataire d’oeuvres composées pour elle, compositrice de musiques de films, conceptrice de spectacles, seule ou accompagnée des plus grands orchestres elle explore et navigue d’un répertoire à l’autre (classique, contemporain, musiques de l’Est…). ​Son spectacle Exil dialogue avec les témoignages des exilés du monde :​ » (…) « Qu’ils semblent rescapés de l’Histoire ou écorchés vifs par notre actualité. Ils sont revenus, ils ont dit, ils ont écrit. Ces mots nous parviennent, ces langues ont survécu au temps. Il faut les sortir de l’oubli. Exil est né parce que j’ai ressenti l’envie, peut-être même le besoin de me trouver face à ces mots si rarement prononcés. Le besoin de les entendre et de les faire entendre.​ »​
[Création d’une oeuvre audiovisuelle en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Ernest Pignon-Ernest

Ernest Pignon-Ernest

Faisant de la rue son atelier voilà 50 ans, Ernest Pignon-Ernest est reconnu comme un précurseur du street art. Le lieu et ses murs sont le matériau plastique, symbolique et poétique d’une oeuvre qui cherche à s’incorporer au réel et à le perturber. Le corps est au coeur de ses recherches plastiques. Le papier est son matériau, éphémère, pauvre, fragile. Parmi sa « dramaturgie » urbaine : les morts silencieux de la Commune sur les escaliers du Sacré-Coeur, les manifestants de Charonne tués en 1961 sur les escaliers du métro, les expulsés de la rénovation urbaine et les corps délaissés des SDF, les figures poétiques et politiques – Maïakovski, Rimbaud, Artaud, Desnos, Darwich, Pasolini – comme les grandes figures de mythologies bibliques ou païennes, et Maurice Audin sur les murs d’Alger, La Piétà de Soweto en Afrique du Sud, Mahmoud Darwich sur le « Mur de séparation » et les rues de Ramallah,… autant de visages confiés au vent et à la rue. Les traces de ses collages éphémères, ses dessins préparatoires et les photos des rues métamorphosées par ses interventions sont exposés dans de nombreux musées et galeries.
[Création d’une oeuvre en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Stéphane Blanquet

Stéphane Blanquet

Stéphane Blanquet est un artiste hors norme dans la création contemporaine internationale. Dessinateur, plasticien, illustrateur, metteur en scène, éditeur indépendant, il décline son univers sur tous les supports. De fanzines aux romans graphiques et albums illustrés, de l’art urbain au théâtre et films d’animation, des lithographies aux tapisseries numériques et photos, des sculptures aux installations mécaniques et sonores… Son oeuvre est pleine d’un imaginaire fantasmagorique et carnavalesque. De créatures fantastiques et difformes. D’hallucinations organiques et sexuelles. Ses oeuvres sont exposées et éditées en France et à l’étranger.
[Création d’une oeuvre en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Jérôme Zonder

Jérôme Zonder

Jérôme Zonder, diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, est l’un des artistes les plus reconnus de la jeune scène contemporaine française. Il dessine à la mine de plomb, au fusain ou avec ses doigts et leur empreinte digitale à la poudre de graphite. A partir de répertoires iconographiques variés, sa recherche narrative, historique et sociologique ré-invente sans cesse le dessin. Il traite le passé et le présent de la même façon, en noir et blanc, « d’une seule couleur – celle de l’Histoire ». Ses œuvres suscitent à la fois admiration, dérangement, effroi. Ainsi la crudité de sa série « Jeux d’enfants » (2009) avec des figures enfantines dans des scènes sadiques ou morbides où l’histoire intime croise les images cauchemardesques des carnages du XXème siècle. Le sujet de la violence est très présent, entre autres dans « Chairs grises » et ses fantômes de l’Histoire, ou encore « Les Blessés » en écho aux attentats. « Je vois la violence au quotidien, dans le métro, dans la rue. J’ai donc du mal à ne pas la faire entrer dans l’atelier ! Ce n’est ni un besoin cathartique, ni un acte engagé. C’est simplement la vie. »
[Création d’une oeuvre en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Mona Luison

Mona Luison

Mona Luison suit l’École des Beaux-Arts à Dakar et à Brest avant d’être diplômée de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg. Elle crée des sculptures textiles et des parures en utilisant des techniques artisanales ancestrales sur des matériaux hétéroclites ​glanés dans son environnement : ​jouets d’enfants, vêtements usagés, capsules de café, bouteilles d’eau, boîtes de conserve, ​médaillons, étoffes, fragments de cartes postales ou de photographies… Elle ​découpe, rapièce, ​tisse, raccommode, découpe, tisse, coud, ​brode… Ses sculptures textiles sont comme des peaux sur-signifiantes qui témoignent symboliquement de la condition de l’être humain et des temps d’histoire qu’il traverse. Les signes des temps de guerres, famines, naufrages s’entremêlent avec des cœurs qui palpitent, des rêves enfantins, des mots « je vis » gravés dans toutes les langues sur des plaques de métal.
[Création d’une sculpture textile en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Miguel Angel Estrella

Miguel Angel Estrella

Miguel Angel Estrella​ est un ​pianiste ​classique ​argentinqui fut emprisonné et torturé par la junte militairedans les geôles uruguayennes à la fin desannées 1970​.​ Il sera libéré grâce à la pression de nombreux intellectuels, artistes, amis et comités internationaux, et se réfugiera en France. ​Lui qui avait continué à jouer dans sa cellule avec un clavier muet,​ il se remet à ​​travaille​r​ intensément pour récupérer ses mains abimées par les tortures. Il reprend les concerts en 1982​ sur la scène internationale​ ​et il crée la Fédération Internationale Musique Espérance (FIME), une Fondation qui vise à faciliter l’accès à la musique pour tous et le respect de la dignité humaine. Nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO en 1989, il crée l’Orchestre pour la Paix, composé de jeunes musiciens chrétiens, musulmans et juifs. Il continue aujourd’hui à donner des concerts et mettre la musique au service des droits de l’homme et de la jeunesse.​
[Carte blanche filmée d’une interprétation au piano en réponse à un dessin d’enfant, pour Déflagrations]

Antonio Seguí

Antonio Seguí

Né à Cordoba, Antonio Segui représente l’Argentine à la Biennale de Paris en 1963 et s’installe en France. De 1976 à 1983, il est interdit de séjour en Argentine par la dictature militaire qu’il caricature dans ses toiles. Il a enseigné à l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris. Son oeuvre prolifique – peinture, sculpture, illustration – est entrée dans les collections de nombreux musées à travers le monde. Son graphisme caricatural et coloré, souvent proche de la bande dessinée, met en scène un personnage récurrent, un Gustavo métaphorique, toujours en mouvement, seul ou bien perdu dans une agitation urbaine qu’il traverse ou survole. Dans un foisonnement de situations se joue une comédie humaine ironique et mordante.
[Création d’une oeuvre en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Himat

Himat

Himat est un peintre kurde d’Irak, en exil depuis la guerre du Golfe. Il a suivi l’enseignement de Shaker Hassan Al Said, figure de premier plan de la modernité picturale en Irak. L’art – peinture et poésie – est sa réponse à la guerre. Sa peinture s’empare de toutes les couleurs et lumières de son pays. Il associe souvent des poètes à ses oeuvres dans une réinterprétation artistique contemporaine d’anciens manuscrits enluminés. Pour ses expositions comme pour sa passion du livre d’art, il a travaillé avec des poètes comme Adonis, Bernard Noël, Michel Butor, Muhammed Bennis, André Velter, Mahmoud Darwish entre autres. ​Il a réalisé des peintures murales au Maroc, au Japon et à Barhein.
[Création d’une peinture en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Mohamad Omran

Mohamad Omran

Mohamad Omran est un artiste syrien, diplômé de la Faculté des ​B​eaux-Arts de Damas et titulaire d’un master d’histoire de l’art contemporain à l’université Lyon-2​​. ​Il a reçu en 2003 le grand prix de la Biennale d’al-Mahaba à Lattaquié, en Syrie. Son travail de sculpteur et dessinateur qui met le corps au centre de son œuvre va évoluer avec ​​la révolution syrienne et les violences que subit son pays. Les corps sont habités par l’attente dans ses petites sculptures d’hommes assis portant des lunettes noires et des uniformes​ – des hommes du pouvoir, de l’autorité, des dictateurs, des chefs mafieux​, ou ​pas. ​Les corps sont dessinés avec ironie et sarcasme, des corps grotesques, souvent un peu difformes ou disloqués, des corps violentés. Son oeuvre fait l’objet d’expositions individuelles et collectives.
[Création d’une œuvre en réponse à un dessin d’enfant de Déflagrations]

Brian McCarty

Brian McCarty

Photographe, directeur artistique et producteur, Brian McCarty est basé à Los Angeles. Il est reconnu pour son travail unique avec les jouets d’enfants. Il travaille depuis 2011 sur le projet WAR-TOYS qui s’empare des récits de guerre des enfants d’Irak, de Syrie, de Cisjordanie et de la bande de Gaza, d’Israël et du Liban. Les expériences dessinées et commentées par les enfants sont mises en récit photographiquement, sur place, souvent à l’endroit même où les événements ont eu lieu, avec des jouets trouvés localement.
[Artiste associé à Déflagrations ]

Michael Ghent

Michael Ghent

Artiste pluridisciplinaire néo zélandais, résidant en France depuis le milieu des années 90. Impliqué dans la scène alternative parisienne, il est à l’origine de nombreux lieux culturels autogérés, notamment Sputnik 347 (2003-05) et Comète 347 (2005-10). Que ce soit dans ses installations à grande échelle, dans son travail photo ou en performance, les questions de justice sociale sont au centre de son travail d’artiste qui manie humour et poésie.
[Artiste associé à Déflagrations]

 

Droit international & sciences humaines et sociales

Françoise Héritier (1933-2018)

Françoise Héritier (1933-2018)

[Marraine du projet Déflagrations] Anthropologue et ethnologue, Françoise Héritier a consacré sa recherche sur la domination masculine, les systèmes de parenté et la prohibition de l’inceste. Directrice d’études à l’EHESS, elle succéda en 1982 à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, où elle dirigea le Laboratoire d’anthropologie sociale. « Grande dame, penseuse fondamentale pour le XXème siècle », souligne son amie l’historienne Michelle Perrot, Françoise Héritier se passionnait pour les revendications d’égalité. Jusqu’à sa mort en novembre 2017, elle est intervenue dans le débat public. Elle a notamment écrit Hommes, femmes : la construction de la différence; Masculin, féminin ; De la violence; De l’inceste… et aussi, Le sel de la vie, Le goût des mots, Au gré des jours chez Odile Jacob. Dès que le projet Déflagrations fut entre ses mains, elle en est devenue l’accompagnatrice, la marraine immédiate et le « phare » confiant sur le chemin de Zérane. « Devant chaque dessin, elle avait ses yeux curieux de tout, du moindre détail à la construction de l’ensemble, elle livrait des analyses magistrales sur les représentations graphiques des enfants », se rappelle Zérane. Née en 1933, enfant dans la Seconde Guerre mondiale, Françoise Héritier vécut l’exode, la terreur des bombardements italiens, avant ceux des alliés dans la vallée entre Lyon et Saint Etienne.
[Carte blanche filmée sur un dessin d’enfant pour l’exposition Déflagrations, préface du livre édité par Anamosa]

Pierre Hassner (1933-2018)

Pierre Hassner (1933-2018)

Philosophe des relations internationales, directeur de recherche honoraire au CERI de Sciences-Po, Pierre Hassner était un penseur de la violence, de la guerre et du totalitarisme. Il a marqué la réflexion dans le domaine des relations internationales de 1945 à nos jours. Il est notamment l’auteur de La Violence et la Paix (Esprit, 1995), La Terreur et l’Empire (Seuil, 2003), Justifier la guerre ? De l’humanitaire au contre-terrorisme (Presses de Sciences-Po), La revanche des passions (Fayard, 2015). Dans les recherches entreprises par Zérane, il fut un guide ami et complice du projet Déflagrations – lui l’enfant né en 1933 dans une famille juive à Bucarest en Roumanie, le lendemain de la prise de pouvoir d’Hitler en Allemagne.

Olivier Bercault

Olivier Bercault

Spécialiste des conflits armés et de la question des réfugiés, Olivier Bercault a mené des missions pour le compte de Human Rights Watch notamment au Tchad, au Darfour, en Centrafrique, en Afghanistan et en Irak. Son travail sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité a été utilisé par la CPI et le Conseil de sécurité de l’ONU. Il a publié La Plaine des morts (2013), un livre sur l’implication du dictateur tchadien Hissène Habré dans les crimes commis sous son régime et a été impliqué dans les poursuites pénales contre celui-ci. Il a aussi travaillé pour l’ONU en Irak et pour le HCR en Russie. Il enseigne maintenant à l’université de San Francisco (USF). C’est en menant ses enquêtes au Darfour qu’il s’intéresse aux dessins d’enfants, lesquels seront exposés dans de nombreux pays pour sensibiliser l’opinion internationale. Après son adhésion au projet Déflagrations qui démarrait, il s’est étroitement associé à son développement.
[Analyse filmée d’un dessin d’enfant pour l’exposition Déflagrations, auteur d’une contribution dans l’édition d’Anamosa et de plusieurs contextualisations historiques – Afghanistan, Darfour, Kurdistan irakien, Liban, RCA – participation à des textes thématiques dans l’exposition à Strasbourg, 2017]

Monique Chemillier-Gendreau

Monique Chemillier-Gendreau

Juriste et professeure émérite de droit public et de science politique à l’université Denis-Diderot Paris-7, Monique Chemillier-Gendreau est une grande praticienne du droit auprès des juridictions internationales et une militante des droits de l’homme, engagée dans des initiatives associatives et politiques. Parmi ses ouvrages : Humanité et souverainetés. Essai sur la fonction du droit international (La Découverte, 1995), Droit international et démocratie mondiale : les raisons d’un échec (Textuel, 2002), Le Vietnam et la mer (Les Indes Savantes, 2002), De la guerre à la communauté universelle. Entre droit et politique (Fayard, 2013). Découvrant les premiers dessins d’enfants de Déflagrations, elle s’est impliquée immédiatement aux côtés de Zérane et du projet.
[Carte blanche filmée sur un dessin d’enfant pour l’exposition Déflagrations, retranscrite dans le livre édité par Anamosa]

Marie Rose Moro

Marie Rose Moro

Psychiatre d’enfants et d’adolescents, psychanalyste, docteur en médecine et en sciences humaines, Marie Rose Moro est la chef de file actuelle de l’ethnopsychanalyse et de la psychiatrie transculturelle en France. Elle dirige la maison des adolescents de Paris, dite la « Maison de Solenn » de l’hôpital Cochin. Ses recherches universitaires et son engagement l’ont menée à travailler auprès des enfants migrants. Elle a montré que le parcours de ces enfants, le métissage, le bilinguisme, les traumatismes, sont à la fois source de vulnérabilité et de créativité. Directrice de revue (revue L’Autre) et de collection, elle est aussi l’auteur de très nombreuses publications. Elle est psychiatre au sein de Médecins Sans Frontières depuis 1988, ONG où Zérane l’a rencontrée. Elle fut l’un des premiers soutiens au projet Déflagrations.
[Carte blanche filmée sur un dessin d’enfant pour l’exposition Déflagrations, auteure d’une contribution dans l’édition d’Anamosa]

Catherine Gousseff

Catherine Gousseff

Catherine Gousseff est historienne, directrice de recherche au CNRS, membre du centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC, unité mixte de recherche CNRS/EHESS).  Spécialiste des migrations dans le cours du XXe siècle soviétique et est-européen,  elle a réalisé différentes recherches sur l’histoire de l’émigration russe (L’exil russe. La fabrique du réfugié apatride, 1919-1939, Paris, CNRS éditions, 2008), du rapatriement des prisonniers de guerre français d’URSS (Retours d’URSS, Paris, CNRS éditions, 2001), des déportations de Polonais au sein de l’URSS et de l’échange de populations lié à l’expansion de l’URSS à l’Ouest (Echanger les peuples. Le déplacement des minorités aux confins polono-soviétiques, 1944-1947, Fayard, 2015). Dans le cadre de ses travaux sur l’émigration russe, elle a publié, avec Anna Sossinskia des récits d’enfants sur leurs vécus et trajectoires d’exil  (Les enfants de l’exil, Bayard, 2005). Catherine Gousseff a guidé Zérane dans ses premières recherches documentaires sur les espaces russes et polonais et a apporté son aide et son soutien dès le début du projet Déflagrations.

Manon Pignot

Manon Pignot

Historienne, maîtresse de conférences à l’université Jules-Verne de Picardie, membre de l’Institut universitaire de France et du centre de recherches de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, Manon Pignot est spécialiste de la Première Guerre mondiale et de l’enfance en guerre. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur les expériences enfantines de la Première Guerre mondiale : La Guerre des crayons. Quand les petits Parisiens dessinaient la Grande Guerre (Editions Parigramme, 2004),  Allons enfants de la patrie. Génération Grande Guerre (Seuil, 2012), 1914-1918. Françoise Dolto, veuve de guerre à sept ans avec Yann Potin (Gallimard, 2018). L’appel de la guerre. Des adolescents au combat, 1914-1918 (Anamosa, 2019). Elle a dirigé L’enfant-soldat XIXe-XXIe siècle. Une approche critique (Armand Colin, 2012). Manon Pignot a rejoint les soutiens et les accompagnements à la réalisation de Déflagrations à Strasbourg en 2017.
[Auteure d’une contribution dans l’édition Déflagrations d’Anamosa, de deux contextualisations historiques sur la Première guerre mondiale et Israël/Palestine, participation à des textes thématiques dans l’exposition de Strasbourg, 2017]

Catherine Lalumière

Catherine Lalumière

Catherine Lalumière était maîtresse de conférences en droit public à l’université avant de devenir une femme politique française et européenne. Plusieurs fois députée et ministre, elle a occupé les fonctions de secrétaire générale du Conseil de l’Europe (1989-1994) et de vice-présidente du Parlement européen (2001-2004). Après avoir présidé la Fédération française des maisons de l’Europe de 2008 à 2017, elle préside la Maison de l’Europe de Paris, ainsi que le Relais Culture Europe et l’Association des écoles d’études politiques du Conseil de l’Europe. Femme de la construction européenne dans ce moment exceptionnel de l’Histoire qu’est la chute du mur de Berlin, aujourd’hui observatrice de la montée des nationalismes et du repli sur soi, elle fut aussi une enfant dans la Seconde guerre mondiale.
[Carte blanche filmée sur un dessin d’enfant pour l’exposition Déflagrations]

Stéphane Audoin-Rouzeau

Stéphane Audoin-Rouzeau

Historien spécialiste de la Grande Guerre, Président du Centre international de recherche de la Grande Guerre (Péronne), directeur d’études à l’EHESS , ses recherches ont porté sur la violence de guerre et sa radicalité par une culture de guerre. Il a redonné une place aux corps des combattants, à leurs souffrances physiques et morales, mais aussi à des thèmes comme l’enfance, les viols de guerre, le deuil et les mémoires meurtries, les non-dits et leurs empreintes dans l’inconscient individuel et collectif. Ses recherches se sont orientées vers une anthropologie du phénomène guerrier contemporain et sur le génocide perpétré contre les Tutsi rwandais entre avril et juillet 1994. Parmi ses très nombreux ouvrages : 1914-1918. Les combattants des tranchées (A. Colin, 1986), La Guerre des enfants (Armand Colin 1993), L’Enfant de l’ennemi (Aubier, 1995), La guerre au XXe siècle. L’expérience combattante (Documentation photographique, 2004), Combattre. Une anthropologie de la guerre moderne – XIXe-XXIe siècle (Seuil 2008), 1914-1918. La violence de guerre (Gallimard, 2014), Quelle Histoire. Un récit de filiation, 1914-2014 (Points Seuil 2015), Une Initiation. Rwanda, 1994-2016 (Seuil, 2017).
[Carte blanche filmée sur un dessin d’enfant tutsi pour le projet Déflagrations]

Hélène Dumas

Hélène Dumas

Docteure en histoire à l’EHESS, chercheuse à l’Institut d’Histoire du Temps Présent, Hélène Dumas a travaillé sur le génocide des Tutsi au Rwanda de 1994, les mécanismes de ce massacre de proximité et le fonctionnement des tribunaux gacaca, juridictions exceptionnelles destinées à juger les personnes ayant participé au génocide. Elle est l’auteure de l’ouvrage Le génocide au village. Le massacre des Tutsi au Rwanda (Éditions du Seuil, 2014), et de nombreuses publications, parmi elles Enfants tueurs, enfants victimes : expériences enfantines de 1994 (Vingtième siècle. Revue d’histoire, 2014).
[Auteure du texte de contextualisation historique sur le Rwanda, pour Déflagrations]

Philippe Valls

Philippe Valls

Instituteur, puis psychologue clinicien, Philippe Valls a été membre fondateur de l’ONG Enfants réfugiés du monde et son président de 1992 à 2006. Il a effectué de nombreuses missions humanitaires auprès des enfants déracinés par la guerre et l’exil et a formé des équipes éducatives. Il est l’auteur d’articles sur l’enfance, le jeu, la guerre et l’exil ainsi que d’un manuel de formation sur le jeu et l’enfance Le jeu et la règle ou la règle du jeu (2003). Il a longuement partagé avec Zérane son expérience et sa relation au jeu et au dessin d’enfant.
[Auteur de plusieurs textes de contextualisation historique pour Déflagrations – Guatemala, Salvador, Sahara occidental]

Olivier Favier

Olivier Favier

Historien de formation, Olivier Favier est reporter indépendant, traducteur de l’italien et interprète. Il a longtemps animé le site dormira jamais où il menait des recherches sur l’oubli dans l’histoire de la France et de l’Italie, sur le pacifisme avant et pendant la Première guerre mondiale, et sur les conflits de colonisation et décolonisation. Il est l’auteur des Chroniques d’exil et d’hospitalité (Le Passager clandestin, 2016) réalisées à partir d’un long travail d’enquêtes et d’engagement sur la question des migrants en France et en Italie.
[Auteur de plusieurs contextualisations historiques – Chili, Espagne, RDC, Soudan du Sud -, participation à des textes thématiques pour l’exposition Déflagrations à Strasbourg, 2017]

Aude Merlin

Aude Merlin

Chargée de cours en sciences politiques à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), membre du Cevipol, Aude Merlin est spécialiste de la Russie et du Caucase. Elle a notamment beaucoup travaillé sur la Tchétchénie, où elle s’est rendue à plusieurs reprises, comme chercheuse, mais aussi, aux moment les plus durs de la guerre, comme interprète pour Médecins Sans Frontières, chargée de mission pour Médecins du Monde, reporter-interprète pour l’émission « Là-bas si j’y suis » sur France Inter. Elle a également été chargée de mission pour la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) et membre du Comité Tchétchénie au sein duquel elle s’est engagée dans l’aide aux réfugiés. Elle a travaillé, entre autres thématiques, sur les mobilisations identitaires, la mémoire, l’enfance, l’islam,  la société tchétchène en Tchétchénie et en exil, les relations Moscou-Grozny. Elle poursuit ses recherches au Caucase du Sud où elle s’intéresse à la transformation des sociétés par l’expérience de guerre.
[Auteure du texte de contextualisation historique sur la Tchétchénie, pour Déflagrations]

Joëlle Alazard

Joëlle Alazard

Agrégée d’histoire et docteure en histoire du Moyen Âge, elle enseigne en khâgne au lycée Faidherbe de Lille depuis bientôt dix ans. Elle est également formatrice et auteure de manuels d’histoire.
[Auteure de plusieurs textes de contextualisation historique – Iran/Irak, New York 11/09/2001, Deuxième guerre mondiale, Sierra Leone, Vietnam]

Raphaëlle Branche

Raphaëlle Branche

Professeure d’histoire contemporaine à l’université de Rouen, Raphaëlle Branche est spécialiste des violences en situation coloniale et tout particulièrement de la guerre d’Algérie, rédactrice en chef de la revue Vingtième Siècle. Revue d’histoire, et membre du Conseil Supérieur des Archives. Parmi ses ouvrages :  La torture et l’Armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962 (Gallimard, 2001), La Guerre d’Algérie : Une histoire apaisée ? (Seuil, 2005), Prisonniers du FLN (Payot, 2014), et en codirection avec X. Bougarel et C. Drieu, Combatants of Muslim Origin in European Armies in the Twentieth Century. Far From Jihad (Bloomsbury, 2017).
[Auteure du texte de contextualisation historique sur l’Algérie, pour Déflagrations]

Ariane Mathieu

Ariane Mathieu

Historienne et chef de rubrique à la revue L’Histoire, elle s’intéresse à la mémoire et l’histoire des génocides et tout particulièrement à celles du Cambodge des Khmers rouges. Elle a travaillé sur les crimes des Khmers rouges à l’université Concordia à Montréal et a entre autres participé à l’ouvrage dirigé par Pierre Bayard et Soko Phay-Vakalis, Cambodge, le génocide effacé (Éditions Cécile Defaut, 2013).
[Auteure du texte de contextualisation historique sur le Cambodge pour Déflagrations]

Leyla Dakhli

Leyla Dakhli

Leyla Dakhli est docteure et agrégée en histoire, spécialiste de l’histoire intellectuelle et sociale du monde arabe contemporain. Chercheure associée à la Chaire d’histoire du monde arabe contemporain au Collège de France de 2004 à 2008, elle a enseigné à l’université d’Aix-Marseille, à Paris I-Sorbonne, et animé un séminaire sur l’histoire des journalistes à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales. Elle est Chargée de recherche au CNRS, affectée au Centre Marc Bloch de Berlin. Parmi ses ouvrages : Histoire du Proche-Orient contemporain (La Découverte, 2015), Le Moyen-Orient Fin XIXè-XXè siècle (Le Seuil, 2016).
[Auteure du texte de contextualisation historique sur la Syrie, pour Déflagrations]

Antoine Germa

Antoine Germa

Antoine Germa est scénariste, journaliste et historien. Auteur de documentaires pour la radio, scénariste de courts et longs métrages, il est avec l’historienne Evelyne Patlagean et Benjamin Lellouch, le directeur de l’ouvrage collectif « Les Juifs dans l’Histoire : De la naissance du judaïsme au monde contemporain » (Editions Champ Vallon, 2011)
[Auteure d’un texte de contextualisation historique sur la Shoah, pour Déflagrations]

Juliette Gheerbrant

Juliette Gheerbrant

Journaliste au service international de RFI, elle travaille en particulier sur l’Asie du sud-est, l’Europe et suit de près toutes les questions liées aux flux migratoires.
[Auteure du texte de contextualisation historique sur la Birmanie, pour le livre Déflagrations]

Leonora Dugonjić

Leonora Dugonjić

Sociologue, chercheure au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS/EHESS) et à l’Université Humboldt de Berlin, Département d’histoire. Elle travaille actuellement sur le Mouvement des non-alignés à partir de la circulation des étudiants dans les pays membres.
[Auteure avec Ivica Mladenovic du texte de contextualisation historique sur l’Ex-Yougoslavie]

Charlotte Cosset

Charlotte Cosset

Journaliste correspondante pour RFI en Ouganda, elle couvre notamment la crise des réfugiés issue du conflit sud-soudanais, ainsi que les rébellions qui touchent la région. Dans le cadre des projets Yaga et Habari de la RNW (Radio internationale des Pays-Bas), elle travaille avec des blogueurs congolais et burundais à la narration de leur quotidien dans leurs pays en crise.
[Auteure du texte de contextualisation historique sur l’Ouganda]

Alice Titia Rizzi

Alice Titia Rizzi

Psychologue clinicienne, elle intervient à la Maison de Solenn, à l’hôpital Avicenne et en cabinet libéral. Elle mène un travail de recherche sur les enfants de familles migrantes et sur leurs productions graphiques, auxquelles elle a consacré sa thèse de doctorat « Entre ici et là-bas, je vous dessine mon chez-moi ».
[Animatrice d’ateliers enfants/parents pendant l’exposition à Strasbourg (2017), Co-signataire du texte de Marie-Rose Moro pour l’édition Déflagrations par Anamosa]

Ivica Mladenović

Ivica Mladenović

Doctorant en sociologie en cotutelle à l’université de Belgrade et à Paris-8, il prépare une thèse sur les différentes positions des courants politiques et des intellectuels français face à l’éclatement de la Yougoslavie (1990-1999).
[Auteur avec Leonora Dugonjic du texte de contextualisation historique sur l’Ex-Yougoslavie]

 

Journalisme

Rémy Ourdan

Rémy Ourdan

Correspondant de guerre à Sarajevo pendant les 4 ans du siège de la ville, Rémy Ourdan devient grand reporter au journal Le Monde où il a couvert de très nombreux conflits depuis 25 ans –  le génocide au Rwanda, la région des Grands Lacs, la guerre Érythrée-Éthiopie, la guerre civile en Sierra Leone, le conflit israélo-palestinien, les guerres d’Afghanistan, d’Irak et le djihad international après le 11 septembre 2001, les révoltes arabes, les déportations des Rohingyas, la Centrafrique… Il reçoit deux Prix Bayeux des correspondants de guerre (2000 et 2012), et le FIPA d’or du documentaire pour Le Siège (2016) dont il est le réalisateur avec Patrick Chauvel. Rémy Ourdan est le fondateur et le président de la Fondation WARM sur les conflits contemporains basée à Sarajevo. WARM est partenaire du projet Déflagrations.
[Auteur d’un texte en réponse à un dessin d’enfant, pour Déflagrations]

Patrick Chauvel

Patrick Chauvel

Grand reporter de guerre, photographe, documentariste et écrivain, Patrick Chauvel a couvert plus de 34 guerres depuis la guerre des Six Jours en 1967 – Vietnam, Irlande, Mozambique, Cambodge, Liban, Iran, Salvador, Afghanistan, Sarajevo, Tchétchénie, Lybie, Mossoul… Parmi ses ouvrages : Rapporteur de guerre (Éditions J’ai lu, 2003), Ceux du nord. 140 photos inédites des photoreporters du Nord-Viêtnam entre 1996 et 1975 (Les Arènes, 2014). Ses photos ont été publiées par Newsweek, Time Magazine, Life, Stern, Paris-Match, VSD… et ont obtenu de nombreux prix dont le World Press Spot News en 1996 après un reportage en Tchétchénie. Il monte l’expo Peurs sur la ville à Paris en 2009 et réalise de nombreux documentaires dont Le Siège avec Rémy Ourdan. Il fonde en 2014 la Fondation Patrick Chauvel destinée à sauvegarder un fond d’archives sur un demi-siècle d’histoire internationale et à développer rencontres et projets de recherches. En 2020, le Fond Patrick Chauvel sera accessible au Memorial de Caen.
[Fond photographique de dessins d’enfants tchétchènes rassemblés à l’occasion du documentaire qu’il réalise en 2000, « Cauchemars d’enfants tchétchènes ».]

Xavier Muntz

Xavier Muntz

Journaliste indépendant et documentariste, il a réalisé de nombreux reportages sur la violence en Amérique du Sud et au Proche-Orient. Après Encerclés par l’État islamique, consacré à la résistance kurde à l’État islamique (Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre en octobre 2015), il réalise une enquête sur l’avènement de Boko Haram au Nigeria (diffusée en 2016 sur Arte).
[Auteur du texte de contextualisation historique sur le Nigeria, pour Déflagrations]

Littérature

Linda Lê

Linda Lê

Linda Lê, née au Vietnam, est arrivée en France à la fin de la guerre qui opposa son pays aux Etats-Unis. Elle est l’auteur de romans, de recueils de nouvelles et d’essais, pour l’essentiel chez Christian Bourgeois, parmi lesquels : Lettre morte (1999), In Memoriam (2007), Cronos (2010, prix Wepler), A l’enfant que je n’aurai pas (2011, prix Renaudot poche), Lame de fond (2012), Par ailleurs, Exils (2014), Héroïnes (2017), Chercheurs d’ombres (2017). Et aussi, chez Stock, Je ne répondrai plus jamais de rien (2019). Elle participe à la revue littéraire En attendant Nadeau. Pour l’ensemble de son oeuvre, elle reçoit en 2019 le prix de la Fondation Prince-Pierre-de-Monaco.
[Auteure d’un texte sur un dessin d’enfant de Déflagrations]

 

Erri de Luca

Erri de Luca

Erri de Luca, né à Naples après la Seconde Guerre mondiale, est romancier, poète et traducteur. Très lu à travers le monde, cet écrivain italien fut militant d’extrême gauche dans les années soixante-dix, puis ouvrier dans l’industrie automobile, maçon sur des chantiers en Italie, en France et en Afrique, lecteur quotidien de l’Ancien Testament après avoir appris l’hébreu en autodidacte, conducteur de convois humanitaires en Bosnie. Parmi ses ouvrages parus chez Gallimard : Montedidio (2002, prix Femina étranger), Noyau d’olive (2004), Le jour avant le bonheur (2010), Le poids du papillon (2011), Le plus et le moins (2015), La nature exposée (2017), Le tour de l’oie (2019). Erri de Luca est aussi une voix politique qui défend les migrants réfugiés en Europe.​ « ​J’ai honte, que la mer Méditerranée soit devenu cet espace mortifère. J’ai honte d’être contemporain de naufrages en mer calme. C’est ce qui me pousse à agir.​ »​
[Auteur d’un texte sur un dessin d’enfant de Déflagrations]

Laura Alcoba

Laura Alcoba

Romancière, traductrice et éditrice, Laura Alcoba est également maître de conférences à l’Université de Paris-Nanterre. Elle a notamment publié aux Éditions Gallimard Manèges : Petite histoire argentine, traduit dans de nombreux pays, Jardin blanc, Les passagers de l’Anna C., Le bleu des abeilles et La danse de l’araignée, titre qui a reçu le Prix Marcel Pagnol 2017. Sa langue maternelle est l’espagnol mais elle écrit en français. Laura Alcoba a vécu en Argentine jusqu’à l’âge de dix ans, son expérience de fille d’opposants politiques sous la dictature puis d’enfant exilée traverse son oeuvre.
[Auteure d’un texte sur un dessin d’enfant de Déflagrations]

Léonard Vincent

Léonard Vincent

Ecrivain et journaliste, Léonard Vincent a publié le récit Les Erythréens (Rivages 2012, Rivages Poche 2016), les romans Athènes ne donne rien (Equateurs, 2014), Shiftas (Equateurs, 2019), Les hommes du minsitère (Anamosa, 2019). Rédacteur en chef adjoint de RFI, il est le réalisateur du documentaire Biniam, la voix de la liberté pour France Culture, mais aussi l’auteur d’articles et de reportages sur l’Érythrée et les évadés d’Afrique, du Soudan aux campements des environs de Calais. Il anime un blog En aparté, sur l’actualité.
[Auteur d’un texte sur un dessin d’enfant de Déflagrations]

Boubacar Boris Diop

Boubacar Boris Diop

Romancier et essayiste, Boubacar Boris Diop est né à Dakar​​. Après avoir travaillé pour plusieurs journaux sénégalais, il continue de collaborer à des titres de la presse étrangère.​ ​​Son oeuvre importante ​est ​composée de nouvelles, de pièces de théâtre, de scenarii de films, ​et surtout de romans qu’il écrit en wolof ou en français. ​Parmi ses ouvrages : Thiaroye terre rouge (L’Harmattan, 1981), Les tambours de la mémoire (Nathan, 1987, et L’Harmattan 1990), Négrophobie (avec Odile Tobner et François-Xavier Verschave, Les Arènes, 2005)​, ​Le Cavalier et son ombre (Stock, 1997, Philippe Rey, 2010), L’Afrique au-delà du miroir (Philippe Rey, 2007), Les petits de la guenon (Philippe Rey, 2009)​, ​Murambi, le livre des ossements (​Zulma, 20​11​)​ – né d’une résidence d’auteurs sur le projet « Rwanda : écrire par devoir de mémoire »
[Auteur d’un texte sur un dessin d’enfant de Déflagrations]

Leïla Sebbar

Leïla Sebbar

Née à Aflou sur les Hauts plateaux d’Algérie d’un père algérien et d’une mère française, Leïla Sebbar est écrivain et vit à Paris. Elle est l’auteure d’essais, de carnets de voyage, critiques littéraires, nouvelles et romans, récits d’enfance, chroniques, entretiens… L’Algérie, l’exil, les relations Orient-Occident habitent son oeuvre. Parmi ses derniers ouvrages : Une enfance dans la guerre. Algérie 1954-1962 (Éd. Bleu autour, 2016), L’Orient est rouge (Elysad, Tunis, 2017), un recueil de nouvelles sur fond de djihad dans un Orient souffrant du poids de l’extrémisme religieux, Sous le viaduc, une histoire d’amour (Bleu autour, 2018) entre journal intime et documentaire sociologique.
[Auteure d’un texte sur un dessin d’enfant de Déflagrations]

Salah Stétié

Salah Stétié

Poète ​libanais ​entre les deux rives de l’Orient et de l’Occident, diplomate, ​Salah Stétié fut délégué permanent du Liban à l’Unesco, ambassadeur du Liban aux Pays-Bas et au Maroc, et secrétaire général du ministère des Affaires étrangères à Beyrouth. Au carrefour des cultures arabe et européenne dont il a été simultanément nourri, il est l’auteur d’une œuvre poétique dense et abondante, à laquelle s’ajoutent de nombreux essais, traductions de poètes arabes, ​et ​textes sur l’art​. Au cours des cinquante dernières années, ​il a publié plus de 150 livres réalisés en collaboration avec de nombreux peintres, parmi lesquels Alechinsky, Kijno, Tapiès, Titus Carmel, Zao Wou-Ki, Jan Voss​, Viallat…
[Auteur d’un texte pour Déflagrations]

Production

Guy Baudon – réalisation audiovisuelle

Guy Baudon – réalisation audiovisuelle

Passionné de cinéma et titulaire d’une licence de philosophie, Guy Baudon se forme à la  réalisation. Après avoir créé et animé le service audiovisuel de la Maison du Geste et de l’Image de la Ville de Paris (1984 à 1991), il est chargé de cours à l’Université René Descartes, IUT de Paris, pour la pratique de la vidéo et l’enseignement du cinéma (1988 à 2010). Il poursuit en même temps la réalisation de documentaires. Il a accompagné et filmé de nombreux collectifs comme Nouvelle Donne, Roosevelt 2012. Sa rencontre avec Alfred Brauner l’a mis sur le chemin des dessins d’enfants de la guerre. Au début des années 2000 il partagera son intérêt pour ces représentations graphiques avec Zérane.

Eléonore Hérissé – graphisme

Eléonore Hérissé – graphisme

Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Rennes en 2007, Eléonore Hérissé travaille essentiellement pour des commandes graphiques liées à des lieux et des événements culturels: identités visuelles, éditions, illustrations. Elle a collaboré avec des scénographes d’exposition (agence Klapisch Claisse), entre autres sur Paris libéré, photographié au Musée Carnavalet à Paris, Origines – Les récits du monde et Éternités – Visions de l’au-delà au Musée des Confluences à Lyon. Elle travaille régulièrement pour l’agence parisienne de décoration et design Muzeo. En parallèle, elle dessine et confectionne des objets graphiques afin d’élargir son champ d’expérimentation concernant le design graphique et l’art imprimé.

Anne Levacher – scénographie

Anne Levacher – scénographie

Scénographe, Anne Levacher est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Après avoir travaillé pour le théâtre et l’opéra, elle se spécialise dans l’aménagement scénographique d’expositions et de parcours d’interprétation. Parmi ses derniers travaux : Icônes de Mai 68, à la Bibliothèque nationale de France – 1936, le Front populaire en photographie, à l’Hôtel de Ville de Paris – Fichés ? Identification et photographies du 2nd Empire jusqu’aux années 1960, aux Archives nationales.

Patrick Hepner – animation d’images

Patrick Hepner – animation d’images

Graphiste indépendant, Patrick Hepner est aussi concepteur-réalisateur de films d’animations et d’habillages audiovisuels [Arte, Renault, Le Visiomatique…] ainsi qu’affichiste pour le cinéma documentaire. Il travaille régulièrement pour le monde de l’édition et a récemment été directeur artistique des revues « de l’Autre Côté » [éd. La Fabrique] et « Négus ». Il développe depuis quelques années un travail personnel sur l’urbanisme parisien : « Architecture des Images ».

Philippe Courtin – réalisation audiovisuelle

Philippe Courtin – réalisation audiovisuelle

Réalisateur, Philippe Courtin a produit de très nombreux courts et moyens métrages pour des entreprises, des collectivités publiques ou privées, des musées, pour la télévision et le cinéma. Il enseigne ponctuellement la réalisation audiovisuelle et se consacre aussi à l’écriture.